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Fibre excellence : le combat continue !!
Ce lundi 27 juillet s’est tenue l’audience de la dernière chance pour les salarié.e.s de Fibre Excellence devant le tribunal de commerce de Toulouse.
Elle a été marquée par le constat d’échec des offres précédentes et l’émergence d’une potentielle solution de dernière minute pour tenter de sauver les emplois.
Malgré toute la mauvaise volonté d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu, la mobilisation des salariés de Fibre Excellence conjuguée à la mobilisation de leurs organisations syndicales et des collectivités territoriales, a permis d’intéresser industriels et financiers au fort potentiel que représentent les usines françaises de pâte à papier.
Les juges ont décidé d’écarter le projet de reprise de l’intégralité des deux sites porté par Matthieu Pigasse que l’État refusait de défendre.
Le gouvernement et le président de la République portent la responsabilité directe et entière du gâchis que représente la potentielle liquidation de l’usine de Tarascon, la suppression de 350 emplois directs et 5 000 emplois induits et de l’affaiblissement sans précédent porté à la filière bois papier de la France. Ils ont pris le parti de renforcer les intérêts d’Asia Pulp an Paper en Europe au détriment de l’industrie et de la souveraineté nationale. En démontrant que le maintien de l’emploi industriel n’entre pas dans ses priorités, Emmanuel Macron hypothèque largement son soi-disant plan de réindustrialisation de la France.
Pour autant, la bataille n’est pas terminée pour Tarascon, SAS et Biowatt où les salariés restent mobilisés.
L’offre de reprise de l’usine de Saint Gaudens et de l’activité de foresterie de la SEBSO, présentée à la dernière minute par une structure familiale française, solide et réalisant plusieurs milliards de chiffre d’affaire par an est présentée comme très sérieuse par le tribunal. L’industriel, a désormais besoin d’un délai supplémentaire suffisant pour étoffer et affermir son offre. Nous appelons à une décision dans ce sens de la part des juges et exigeons d’Emmanuel Macron qu’il mette tout en œuvre pour que le délai supplémentaire dont a besoin l’investisseur lui soit accordé. Le délibéré concernant ce délai sera rendu mercredi 29 juillet par le tribunal de commerce de Toulouse.
Tout doit-être mis en œuvre pour que l’usine de Saint Gaudens et la SEBSO soit sauvées. La vie des centaines de familles en dépend.
Les salariés qui sont bien conscients que seule leur mobilisation a permis d’en arriver où nous en sommes aujourd’hui sont bien décidés à redoubler de détermination.
L’opération de mise sous protection de l’usine de Saint Gaudens se poursuivra jusqu’à la reprise.
Article publié le 27 juillet 2026.