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Nettoyage des sites de la DRFiP 31 : la CGT écrit au directeur

Monsieur le directeur,

Voici maintenant plusieurs jours que nous avons demandé à la direction, dans le cadre du mandat de la formation spécialisée, de nous communiquer les documents relatifs au marché du nettoyage de l’ensemble de nos sites, sans réponse à ce stade.

Nos locaux sont de plus en plus sales et, bien entendu, l’action des salarié·es des entreprises prestataires n’est pas en cause. Ce qui est en cause, ce sont les marchés publics qui sont signés qui imposent une simple obligation de résultats et non de moyens. Ceci a pour conséquence l’affectation du moins de salarié·es possibles à la mission par le prestataire pour augmenter son bénéfice net, et « tirer sur la corde » tant que le donneur d’ordre ne réagit pas.

Le suivi de la prestation a beau être défini de manière détaillée dans le « cahier des clauses techniques particulières » du marché, les gestionnaires de sites n’ont pas le temps d’assurer le suivi de la qualité du nettoyage pris par leurs autres obligations professionnelles. Les personnels, quant à eux, hésitent à faire remonter leurs appréciations négatives sur l’état de propreté des locaux, craignant que ces signalements ne conduisent à davantage de pression sur les salarié·es du prestataire.

Nous prendrons deux exemples pour vous démonter qu’il n’est plus possible, pour nous, de continuer à fermer les yeux sur les pratiques quasi esclavagistes des sociétés du nettoyage, ni sur l’hygiène problématique de nos locaux de travail.

Au centre des Finances publiques de Colomiers, une seule salariée dispose de 2h30 quotidiennement pour s’occuper du nettoyage de trois étages qui représentent plusieurs centaines de mètres carrés. Le niveau de propreté du site est à la limite du tolérable.

Pire encore est la situation du site de la place Occitane : depuis la reprise du marché par la société SAMSIC, les collègues du nettoyage nous ont avisé d’une détérioration de leurs conditions de travail. Sur ce site où quatorze personnes intervenaient il y a quelques années, il n’en reste plus que quatre, dont la responsable d’équipe, pour nettoyer un bâtiment sur sept niveaux, qui abrite autour de 300 collègues et représente une surface globale de plusieurs milliers de mètres carrés. En cumul, leurs heures d’intervention quotidiennes sur le site s’élèvent à 10h30 !!! Une hérésie totale, vous en conviendrez.

Les personnels des Finances publiques constatent des reculs permanents en matière de missions, de rémunérations et de droits et garanties. Vous ne pouvez pas, en sus, leur imposer de travailler dans des conditions d’hygiène dégradées. En votre qualité de responsable de la santé, la sécurité et des conditions de travail des agent·es de la DRFiP 31, nous vous demandons une réunion rapide avec les acteurs du marché de nettoyage (administrations, préfecture, PFRA, représentants des personnels) afin que soit remis à plat l’organisation du nettoyage des locaux dans lesquels nous exerçons. Nous rappelons, à ce propos, notre revendication de ré-internalisation du nettoyage au sein des effectifs de l’administration.

En tant que directeur, vous ne pouvez pas davantage continuer à fermer les yeux sur les conditions de travail des personnels qui interviennent en sous-traitance dans nos locaux.

À défaut d’une réaction rapide et concrète de votre part, nous engagerons les procédures que nous autorise le Code du travail et la réglementation Finances relative à la sphère HSCT.

Les secrétaires de section

Julie Fauvel et Rachel Tisné Brison

Article publié le 20 mars 2025.


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