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Monsieur le directeur,
Nous venons d’apprendre par nos collègues de la Cité administrative que la salle de repos du "grand amphithéâtre" serait supprimée à compter du 16 novembre prochain.
Les collègues sont atterré.es de cette information.
Elles et ils ont déjà fait part au directeur responsable RH des motifs de la nécessité de mettre à disposition des 171 collègues des Finances publiques les deux salles de pause, nous ne développerons pas ici sur leurs légitimes arguments. Une partie de ces collègues ont déposé le stylo et refusé d’accomplir les missions d’accueil téléphonique et physique durant deux jours avant la pause estivale. Les conditions de travail à la Cité administrative sont désastreuses, essentiellement à cause de l’empilement des collègues sur des surfaces de travail insuffisantes.
Le préfet a évidemment une responsabilité première dans cette décision de réquisition du "grand amphithéâtre" pour le mettre à la « totale mutualisation ». En tant que responsable juridiquement et pénalement de la santé des personnels du département de la Haute-Garonne, cette décision, concertée ou pas, vous implique de façon majeure.
La DRFiP 31 porte seule la responsabilité de l’installation de la Trésorerie de Toulouse Amendes et du Centre de contacts Amendes à la Cité administrative. Cet ajout tardif de ces deux services sur le site, outre densifier de manière exagérée l’occupation des bureaux, a généré l’ouverture d’un accueil physique Amendes dans des conditions pitoyables et dangereuses pour nos collègues de la TTA, au mépris des arguments de l’ensemble des représentant·es des personnels et des acteurs de prévention.
À première vue, il semblerait que la durée de vie de cet accueil arrive à son terme, peu ou prou dans le délai que la CGT avait évalué lors de l’ouverture.
La CGT Finances publiques 31 sera aux côtés des personnels de la Cité pour défendre, par tous les moyens possibles, y compris juridiques, la légitime revendication de l’accès plein et entier à ces deux salles de pause, indispensables à leurs conditions de travail et de vie quotidienne. Dans un contexte de tensions extrêmes à la DGFiP, dû aux suppressions d’emplois concomitantes avec la pression des indicateurs, dans un contexte d’actes suicidaires qui se multiplient (un cadre supérieur de l’informatique de Bercy sous pression a récemment mis fin à ses jours et hier, une cadre supérieure a porté atteinte à sa vie dans l’Aveyron, au sortir d’une réunion de travail), l’administration ne peut décemment communiquer un "Plan de lutte contre le risque suicidaire et l’amélioration des conditions de travail" et continuer à mettre en œuvre le contraire.
Nous vous demandons donc de vous opposer à cette décision inique et dangereuse pour les personnels de la DRFiP implantés à la Cité administrative de Toulouse
Les représentant·es de la CGT Finances publiques à la formation spécialisée du CSAL 31
Article publié le 6 novembre 2026.